La Chapelle Saint-Léonard : au XVIIe siècle

En 1644, la seigneurie de Croissy est acquise par François de Patrocles, écuyer ordinaire de la reine régente Anne d’Autriche. Sous ses ordres et ceux de ses beaux-parents Michel et Marie d’Ansse, d’importants travaux ont été effectués à l’intérieur et à l’extérieur de l’église entre 1645 et 1655, sauvant ainsi l’édifice d’une ruine certaine.
La nef est consolidée par la pose de huit tirants évitant l’écartement des murs. Une sacristie et deux chapelles privées latérales formant transept sont édifiées de part et d’autre du chœur. Un porche d’entrée est bâti à l’extérieur.
Des boiseries, consoles et corniches en bois sculpté et peint sont posées dans le chœur et dans deux niches percées de part et d’autre du nouveau maître-autel. Une tribune en bois est édifiée à l’entrée de la nef. 


"Vue du prieuré et village de Croissi", 1654, par Israël Silvestre
La plus ancienne représentation connue de l’église de Croissy

Sous Louis XIV, le pèlerinage à saint Léonard reste toujours populaire. En 1672, lors de la visite pastorale des paroisses du doyenné de Montmorency, le curé doyen observe que « la statue de saint Léonard tient des chaînes auxquelles il y a beaucoup de dévotion du peuple pour la délivrance des captifs et autres maladies ». L’année suivante, le curé doyen précise : « Il y a une chaîne que l’on prétend avoir servie à l’emprisonnement de saint Léonard dont il n’y a point de titre et qui est fort vénérée du peuple. »

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Sources :
Archives départementales des Yvelines : Actes d’assemblée des habitants de Croissy G 628.
Archives nationales de France : Registre des visites décanales de l’archidiaconé de Paris, doyenné de Montmorency LL 28.

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