1914 : la vie quotidienne à Croissy il y a cent ans

Faire ses courses, s’habiller, se divertir…. Croissy compte alors 121 artisans et commerçants sédentaires. Portrait d’une petite ville à la veille de la Grande Guerre.

Pour répondre aux besoins quotidiens des 2 636 habitants, de nombreux commerces de bouche proposent  leurs articles, principalement sur le boulevard et dans la grande rue. Parmi eux, on peut s’approvisionner en viande chez quatre bouchers charcutiers, trouver pains et gâteaux chez trois boulangers pâtissiers, conserves et condiments divers chez cinq épiciers, enfin, fruits et légumes chez trois primeurs. Mais on peut aussi directement manger dans l’un des six restaurants dont quatre sont aussi des hôtels.
Un coin du boulevard, il y a cent ans

Les rues s’animent le soir après le travail. Pour retrouver les amis, les voisins, les collègues, on a le choix : seize cafés-bistrots répartis un peu partout dans la ville. Quatre d’entre eux ont d’ailleurs leur propre salle de bal, notamment le célèbre café de la Grenouillère sur l’île. Dans certains, on peut parfois assister à une projection  de cinématographe.  

Jupons, pantalons, chemises… avant de sortir, les plus coquet(te)s peuvent trouver leur bonheur chez les quatre marchands de nouveautés et de confection ou faire réparer leurs chaussures dans six cordonneries. Pour se faire couper cheveux, barbes et moustaches, les hommes peuvent passer faire un tour chez un des trois coiffeurs. A cette époque, les femmes - portant presque toutes le chignon rond - ne fréquentent pas encore les salons de coiffure.
On peut discuter et débattre de l’actualité grâce au marchand de journaux qui vend sur le boulevard toute la presse quotidienne locale et nationale.
Avant de rentrer chez soi, si on se sent un peu fébrile, on peut faire une halte chez le pharmacien ou chercher de quoi se chauffer chez les deux marchands de bois et charbon. Sans oublier le grand bazar quincaillerie où on trouvera toujours un article pour bricoler, aménager ou décorer son logis.

Enfin, si on veut s’échapper de Croissy et sortir dans la région ou à Paris, on a le choix : faire un tour chez le loueur de voitures de l’avenue Carnot ou attendre le passage de l’omnibus qui mènera jusqu’à à la gare de Chatou. 

Article paru dans "Côté Croissy" n°68 – mai 2014.

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Sources :
Archives municipales, listes électorales, 1 K 1,
Archives municipales, recensements de population, 1 F 2,
Archives municipales, factures à en-tête de commerces croissillons, 2 F 3,
Archives municipales, fonds iconographique, 4 Fi.

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