La fin des carottes

Tout au long du XXe siècle, la culture du pavillon a progressivement remplacé à Croissy celle de la carotte.
Dans les années 1970, l’ancienne « capitale de la carotte » ne compte plus qu’un seul champ de carottes : il est situé au bord du chemin de ronde, à côté du parc omnisports. 
Détrônée après guerre par les salades et les poireaux, la carotte croissillonne a progressivement disparu. Dans les années 1960 et 1970, les dernières carottes résistent grâce aux maraîchers « qui en font » : Marcel Frélicot et Roger Le Picard. Tonnage annuel de récolte : environ 10 tonnes.
Mais concurrence, mévente, absence de main d’œuvre et urbanisation galopante vont accélérer sa disparition et celle des autres légumes. En 1980, il n’y a plus de champs de carottes à Croissy. Les derniers champs maraîchers (salades et poireaux) disparaîtront à leur tour à la fin des années 1980.



Roger Le Picard et les dernières carottes, 1978

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Sources :
Courrier républicain de Saint-Germain, 27 septembre 1978,
Archives municipales, fonds photographique, 4 Fi,
Revue d’information municipale, 1980, 1 Per 01.

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