La verrerie Parra-Mantois

L’objectif du photographe et du cinéaste, les jumelles de l’officier, la lunette de l’astronome, l’oculaire et le microscope du bactériologiste… pendant plus de 60 ans, les verres de ces instruments scientifiques ont été fabriqués à Croissy. 

C’est en 1864 qu’un premier établissement industriel voit le jour à l’extrémité nord du chemin de Ronde. La société Fabart & Cie y installe une manufacture de châles et de cachemires indiens.
En 1881, l’Amidonnerie Franco-Belge, une société bruxelloise, décide d’y aménager une fabrique d’amidon de riz, de maïs et de froment. L’usine, partiellement rebâtie, emploie dès lors près de 200 ouvrières qui s’affairent dans les différents ateliers : trempage et lavage, étuves de macération, essorage, repassage et empesage, séchoirs.


Collection Archives de Croissy
En 1902, le verrier Numa Parra, à l’étroit dans sa verrerie du quartier Mouffetard à Paris, décide d’y transférer sa verrerie. On y fabrique des verres spéciaux pour les instruments comportant une partie optique : appareils photographiques, caméras, jumelles, télémètres, microscopes, instruments de géodésie… autant d’instruments de précision qui ne supportent aucune malfaçon.
Chaque jour, deux tonnes de verre en fusion sortent des neuf fours alignés dans l’immense hall des fusions de plus de cent mètres de long.


En 1963, SOVCOR Electronique, une société spécialisée dans la miniaturisation, lui succède. On y fabrique des composants électroniques : condensateurs verre, bâtonnets, résistances, paillettes de verre pour tubes cathodiques… L'entreprise est ensuite absorbée par des firmes américaines : Corning d’abord, puis Vishay. SOVCOR ferme ses portes au début des années 1990 et les bâtiments sont détruits en 1996.
 

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