Amélie Diéterle (1871-1941) : l’ascension d’une étoile

Admirée par ses contemporains pour son jeu talentueux et son esprit piquant, cette célèbre comédienne croissillonne triompha dans les œuvres légères du Paris insouciant de la Belle Époque.

Fille d’un officier de cavalerie, Amélie naît à Strasbourg en 1871. Après avoir obtenu le premier prix de chant au conservatoire de Dijon, elle gagne la capitale où elle intègre les Concerts Colonne.

Protégée du collectionneur d'art et propriétaire de théâtre Paul Gallimard (le père du célèbre éditeur), elle débute au Théâtre des Variétés, la grande institution parisienne de la Belle Époque. "Étoile du théâtre des Variétés, Mademoiselle Diéterle est constamment sur l’affiche, une étoile fixe" elle brille au sein d’une troupe incomparable : Jane Granier, Ève Lavallière, Mistinguett, Max Dearly, Réjane, Albert Brasseur et plus tard Raimu que l’on verra débuter à ses côtés en 1922.

Immortalisée par les photographes Nadar et Reutlinger et par le peintre Renoir dont elle est une des actrices favorites, Amélie apparaît en couverture de nombreuses revues et même dans la collection des photos de "vedettes" distribuées par les magasins Félix Potin en 1907.


Collection Archives de Croissy

Au début du siècle, Amélie acquiert à Croissy un terrain à l’angle de la rue Maurice-Berteaux et de la rue des Coteaux sur lequel elle fait bâtir, suivant la mode du temps, une coquette villa aux allures de cottage anglais qu’elle baptise Villa Omphale, du nom d’un de ses grands rôles (Les travaux d’Hercule en 1901).
En 1940, elle quitte sa propriété de Croissy pour gagner son autre Villa Omphale à Vallauris. Elle s'éteint à Cannes en janvier 1941 à l'âge de 69 ans.

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