Château de Croissy : les transformations du XIXe siècle

L’arrivée du train à la gare de Chatou en 1837 va complètement bouleverser Croissy. À partir de 1850, de grandes opérations immobilières y voient le jour, transformant l’ancien petit village maraîcher en localité de villégiature pour la bourgeoisie parisienne. Parmi les nombreux lotissements du Second-Empire… celui du parc du château.

Dans la première moitié du XIXe siècle, le château et son vaste parc demeurent inchangés. À la mort de son propriétaire en 1853, ses héritiers louent d’abord le domaine à la belle saison à de riches Parisiens. Puis, témoins de l’engouement que connaît la boucle de la Seine depuis la création de la ligne de chemin de fer reliant la gare Saint-Lazare à celle de Saint-Germain-en-Laye, ils songent à vendre l’ensemble du domaine avant de décider de lancer une avantageuse et vaste opération de morcellement du parc.

Le lotissement du parc du château en 1859
Archives municipales 3T490

En 1859, le lotissement en plusieurs adjudications (une quarantaine de lots au total) connaît un vif succès. Les acquéreurs, presque tous Parisiens, font partie des grosses fortunes récentes du Second-Empire : industriels, négociants, financiers. Sous les arbres centenaires de l’ancien parc, une vingtaine de luxueuses villas voient le jour le long des voies nouvellement créées : l’avenue d’Éprémesnil (du nom du châtelain lotisseur), la rue du saut-de-loup et l’avenue du puits (actuelle rue Paul-Demange dans la section comprise entre la rue Péron et l’avenue de Verdun).

Le château et ses communs sont préservés, mais les anciens bâtiments d’exploitation de l’époque féodale sont détruits.
Malgré l’amputation des deux tiers de sa superficie, le parc conserve encore une certaine allure.

Le parc du château au début du XXe siècle
Archives municipales 4Fi1554
 
Une allée du parc du château au début du XXe siècle
Archives municipales 4Fi115

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